la souveraineté

Publié le par estrellajurkid

Le concept de souveraineté est présent dans la philosophie grecque : Aristote, Politique : «la cité est une communauté et elle est la communauté souveraine» :
  1. La cité est un aboutissement.
  2. Elle comprend toutes les communautés (familles, villages), et leur permet de se réaliser.
  3. Elle se suffit à elle-même à elle n'a pas besoin d'une autre communauté plus englobante.
  4. Dans la cité les hommes trouvent les bonnes conditions d'accomplissment du bien-vivre.
La politique est donc la science architectonique.
I. La souveraineté et le souverain bien : opposition entre Aristote et Kant
L'Éthique à Nicomaque à répond à la question du Souverain Bien : dans l'action quelque chose est jugé bon quand il est bon moyen en vue d'une fin. Mais la fin peut-être un moyen pour une aute fin : la raison est donc condamnée à l'infini. Il faut trouver une fin suprême, c'est-à-dire le Souverain Bien. C'est une exigence de la Raison elle-même. Aristote enquête sur le contenu concret de ce Souverain Bien pour dire quels biens il ordonne par rapport à lui (vertu et bonheur).

Lorsque la raison est critiquée dans sa capacité à atteindre le principe premier, le concept de souveraineté est lui aussi menacé. Kant conserve l'idée de Souverain Bien comme une idée que la Raison demande, par la question «qu'est-il permis d'espérer ?». Le Souverain Bien est scindé définitivement en deux réalités hétérogènes, le bonheur et la vertu, chacun ayant leur registre de validité et de sens. Le Souverain Bien est une idée au sens kantien, c'est-à-dire qu'elle est incapable de trouver une garantie, un répondant sensible dans la hiérarchie des êtres.

Pour Aristote, la nature ne fait rien en vain; donc, à partir de ce qu'elle à fait je peux reconnaître ce qu'elle veut (s'il y a des langues c'est en vue de la cité, pour pouvoir discuter du juste et de l'injuste).

Chez Kant il n'y à pas de finalité : aucun ordre n'est finalisé; il peut y avoir des apparences de finalité, mais rien dans la nature n'est souverain. Il reste donc une idée régulatrice qui permet de comprendre la nature. La seigneurie c'est que l'homme est le seigneur de la nature, qui prescrit d'agir dans le sens du bien dans le monde (cf la Critique de la raison pratique).

II. Le souverain chez Hobbes
Le souverain de Hobbes est détenteur des mêmes prérogatives sur ses sujets que celui d'Aristote. C'est un pouvoir auquel tous les autres sont subordonnés. Il est souverain parce qu'il est l'unique sujet de puissance. Sa puissance est faite des puissances que lui ont aliénées tous les citoyens. C'est une puissance supérieure à toutes les autres parce qu'elle est faite de l'abandon de toutes les autres.

C'est une puissance autarcique qui se suffit à elle-même; elle fait les lois, n'est comptable devant personne de ce qu'elle fait.

C'est une puisance architectonique puisque sa raison d'étre c'est de faire exister dans un État de concorde l'activité de chacun, les capacités de tous, les corporations et les individus privés. C'est un État rationnellement constitué et raisonnable dans sa fin (la Raison sait que la paix vaut mieux que la guerre, etc).

III. Une protestation s'éléve au nom du principe de liberté

La liberté est soumise au pouvoir souverain. Rousseau à donc refondé la politique (Contrat social). Il faut isoler le principe de souveraineté une fois construit. La souveraineté est la propriété du corps politique institué et constituant (Contrat social, I, 6-7). C'est un concept qui peut s'échanger avec celui de volonté générale. Elle est inaliénable, indivisible, «ni aliénée ni limitée». «Elle est toujours ce qu'elle doit étre». Tous ces termes ont une signification quasi ontologique.

Se pose alors le problème de la forme du gouvernement. La difficulté réside ici dans le passage du vouloir au pouvoir. Le sujet de la souveraineté ne peut pas être sujet de pouvoir. Il y a scission entre vouloir et pouvoir, pouvoir et savoir, entre celui qui décide et celui qui exécute. Se pose la question du maintien originel de la souveraineté. Chez Rousseau la souveraineté suppose l'individu, sa volonté qui est sujet initiateur de la souveraineté. Il à a puissance absolue de choix, l'arbitre en son intrinséque puissance.

C'est du côté du libre arbitre qu'on cherche la justification suprême. Mais la volonté contient-elle en elle-même une règle ? L'autonomie n'est plus la souveraineté. L'autonomie c'est se donner sa loi, mais pas pour étre seigneur.

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Publié dans etude

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B
estrella a mes yeux ...
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