la souveraineté
- La cité est un aboutissement.
- Elle comprend toutes les communautés (familles, villages), et leur permet de se réaliser.
- Elle se suffit à elle-même à elle n'a pas besoin d'une autre communauté plus englobante.
- Dans la cité les hommes trouvent les bonnes conditions d'accomplissment du bien-vivre.
Lorsque la raison est critiquée dans sa capacité à atteindre le principe premier, le concept de souveraineté est lui aussi menacé. Kant conserve l'idée de Souverain Bien comme une idée que la Raison demande, par la question «qu'est-il permis d'espérer ?». Le Souverain Bien est scindé définitivement en deux réalités hétérogènes, le bonheur et la vertu, chacun ayant leur registre de validité et de sens. Le Souverain Bien est une idée au sens kantien, c'est-à-dire qu'elle est incapable de trouver une garantie, un répondant sensible dans la hiérarchie des êtres.
Pour Aristote, la nature ne fait rien en vain; donc, à partir de ce qu'elle à fait je peux reconnaître ce qu'elle veut (s'il y a des langues c'est en vue de la cité, pour pouvoir discuter du juste et de l'injuste).
Chez Kant il n'y à pas de finalité : aucun ordre n'est finalisé; il peut y avoir des apparences de finalité, mais rien dans la nature n'est souverain. Il reste donc une idée régulatrice qui permet de comprendre la nature. La seigneurie c'est que l'homme est le seigneur de la nature, qui prescrit d'agir dans le sens du bien dans le monde (cf la Critique de la raison pratique).
C'est une puissance autarcique qui se suffit à elle-même; elle fait les lois, n'est comptable devant personne de ce qu'elle fait.
C'est une puisance architectonique puisque sa raison d'étre c'est de faire exister dans un État de concorde l'activité de chacun, les capacités de tous, les corporations et les individus privés. C'est un État rationnellement constitué et raisonnable dans sa fin (la Raison sait que la paix vaut mieux que la guerre, etc).
Se pose alors le problème de la forme du gouvernement. La difficulté réside ici dans le passage du vouloir au pouvoir. Le sujet de la souveraineté ne peut pas être sujet de pouvoir. Il y a scission entre vouloir et pouvoir, pouvoir et savoir, entre celui qui décide et celui qui exécute. Se pose la question du maintien originel de la souveraineté. Chez Rousseau la souveraineté suppose l'individu, sa volonté qui est sujet initiateur de la souveraineté. Il à a puissance absolue de choix, l'arbitre en son intrinséque puissance.
C'est du côté du libre arbitre qu'on cherche la justification suprême. Mais la volonté contient-elle en elle-même une règle ? L'autonomie n'est plus la souveraineté. L'autonomie c'est se donner sa loi, mais pas pour étre seigneur.