Mardi 4 avril 2006 2 04 /04 /Avr /2006 16:59
Mon fils cette lettre est de ta pauvre mère. Je l'ai écrite avec pudeur après une longue hésitation. J'ai pris plusieurs fois le stylo mais mes larmes l'ont emprisonné. J'ai retenu mes larmes plusieurs fois, mais les blessures du coeur ont surgi. Mon fils après cette longue vie, je te regarde en tant qu'homme parfait, raisonnable et plein d'émotion … Je considère qu'il est de mon droit que tu prennes le temps de lire ces quelques pages. Après cela déchire-les comme tu as déchiré mon coeur.

Mon fils il y a 25 ans c'était un grand jour dans ma vie, quand le médecin m'a affirmé ma grossesse ! Les mères, mon fils, connaissent bien le sens de ces mots ! C'est un mélange de joie et de bonheur et le début de souffrances causées par les changements biologiques et physiques … après cette bonne nouvelle, je t'ai porté pendant 9 mois. J'ai porté la joie dans mon ventre, je me levais avec difficulté, je dormais avec difficulté, mais tout cela n'a rien changé à l'amour que je porte pour toi. Au contraire l'amour s'est renforcé de plus en plus avec le temps et l'envie de te voir encore plus. Je t'ai porté jour après jour, souffrance après souffrance et peine après peine. Ma joie était grande à chaque mouvement, à chaque prise de poids et tout cela était lourd à supporter.

Une longue période de souffrance éclairée par une lueur de joie en cette nuit où je n'ai pas dormi, ou la douleur, la peur, l'émotion que je n'arrive pas à décrire ni à exprimer m'ont envahi. L'extrême douleur m'a empêchée de pleurer en regardant la mort de près plusieurs fois. Enfin venant au monde, tes cris enlevant toute peine et douleur, accompagnaient mes larmes de joie. Je me suis penchée difficilement pour t'embrasser avant que tu ne sois touché par une simple goutte d'eau.

Mon fils les années sont passées et je t'ai toujours eu dans mon cœur, je t'ai lavé de mes propres mains, mes jambes et mes bras étaient ton berceau quand je veillais pour que tu puisses dormir. Je me suis fatiguée et je me suis surpassée pour que tu sois heureux ; ma seule joie était de te voir sourire. Et ma joie de tout instant était que tu puisses me demander un service, c'était mon bonheur. Les soirées sont passées ainsi que les jours et moi toujours à tes services, une mère infatigable et ouvrière sans répit priant Allah toujours pour toi qu'Il te comble de bonheur et de prospérité.

Je t'ai observé jour après jour jusqu'à ce que tu sois devenu un jeune homme, prenant par la suite la carrure d'un homme soudain je me retrouve à te chercher à droite et à gauche la femme que tu as demandé. Le jour de ton mariage est arrivé où le coeur serré, j'ai caché mes larmes de joie pour ta nouvelle vie ainsi que ma grande tristesse suite à notre séparation.
Les heures pesantes sont passées, les moments s'écoulaient doucement soudain j'ai découvert que tu n'étais plus le fils que j'ai connu. Le sourire a disparu, ta voix a disparu, tu es devenu distant, tu m'as oubliée et ignorée. J'ai attendu ton retour ; espérant entendre au moins ta voix, mais ton absence a duré et les jours identiques se succédaient. J'ai observé longuement la porte mais tu n'es pas venu. J'ai couru comme une folle après chaque coup de téléphone …

Les nuits sont devenues de plus en plus sombres. Les journées s'allongeaient de plus en plus, sans te voir ni t'entendre. Ainsi tu as ignoré et méprisé celle qui s'est occupée de toi durant tout ce temps.

Mon fils, je ne demande que peu de choses considère-moi comme l'un de tes amis ou du moins comme les moins estimés de tes amis. Ajoute-moi dans ta liste mensuelle : une visite par mois. Mon fils mon dos s'est courbé, mes membres commencent à trembler, les maladies m'ont encombrées, les handicaps m'ont visité de très près car je bouge difficilement. J'ai du mal à m’asseoir et malgré tout cela mon coeur ne cesse de battre pour toi.

Je pense que si un jour quelqu'un te rendait service, tu l’aurais remercié ! Mais ta mère l'a fait pendant des années. Alors où est la récompense et la fidélité envers ta mère ? Mon fils tu ne peux pas savoir ma joie quand j'entends dire que tu es Heureux. Je suis émerveillée car tu es mon invention. Qu'ai-je fais pour devenir ton ennemie ? Ai-je commis une erreur envers toi ou ai-je refusé de t'aider un jour ? Considères moi comme une femme de ménage avec un salaire. Offre-moi une part de ta bonté car Allah aime les bienfaiteurs.

Mon fils j'espère te revoir, je ne veux que cela. Laisse moi voir ton visage même dans les moments les plus terribles. Mon fils mon coeur est brisé, mes larmes ont coulé et toi tu vis ta vie en m'ignorant. Les gens témoignent encore de ta bonne éducation et de ta bonté. Mon fils, n'est-il pas temps pour que ton coeur réagisse face à cette mère affaiblie et pleine d'espoir de te revoir, attristée, renfermée et abandonnée loin des siens.

Mon fils frappe à la porte du paradis avec le sourire et pardonne ! Pour l'amour d'Allah comme dit le hadith (Le père est la porte du milieu du Paradis, à toi de choisir de la garder ou de la perdre) Je te connais depuis si longtemps, tu aimes les bons gestes et tu es toujours à la recherche des bonnes œuvres, mais aujourd'hui tu as oublié le hadith (qu'il soit humilié, humilié, humilié celui qui dont le père et la Mère, ou l'un d'eux, atteint la vieillesse auprès de lui et il ne mérite pas d'entrer au paradis.) Où sont les bons gestes ?

Mon fils je ne lèverai pas le ton de plainte afin qu'elle n'arrive pas aux cieux et que la colère d'Allah puisse tomber sur toi comme la foudre. Non je ne le ferai pas car tu es toujours mon fils. Ma raison d'être dans la vie. Réveille-toi, les cheveux blancs commencent à couvrir ta tête bientôt tu seras vieux et tes enfants te récompenseront de la même manière et tu écriras avec des larmes ces lettres que je suis entrain d'écrire maintenant.

Et devant Allah nous nous retrouverons un jour ! Mon fils ait crainte d'Allah . Le paradis se trouve aux pieds de ta mère.

Fais un geste envers ta mère afin de la rendre heureuse sinon déchire cette lettre et rappelle-toi qu'un bon geste est en ta faveur et qu'un mauvais geste te retombera dessus et t'en subira les conséquences.
Par estrellajurkid - Publié dans : articles d'ailleurs
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Mardi 4 avril 2006 2 04 /04 /Avr /2006 14:12

Une mort aveugle

Le miroir reflète une vie brisée

Le grand épisode d’une histoire

Déjà classé en mémoire

Déjà dite souvenir harassé

 

 Un désir lointain

D’un avenir éteint

Depuis que le destin

De toi, me priva chaque matin

 

Je n’objecte ta décision

Et supporterais d’autres lésions

Mais observe le nous qui fini

Et garde ton affront impuni

 

Les bras de la mort m’entourent

En me levant sans toi chaque jour

Aux souvenirs  de notre vie enterrée

Et la mienne par tes soins enchevêtrée

 
je voudrai seulement exorciser cette lueur

Faire taire ce cœur synonyme de douleur

Ou traîner l’espoir a ce corps

Puisque la mort m’ignore

 

 

Par estrellajurkid - Publié dans : mes poémes
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Mercredi 22 mars 2006 3 22 /03 /Mars /2006 19:28

Elégie sans repère

 

 

Par toutes les symboles et les  langues

J’ai décrit  un pays pour m’apprendre

Les lettres de l’amour enoncer un poème

Pour encenser la lune la vie et la nature

 

Par l’image d’une beauté je tisse

Un pays a  jalon fait de nectar de lumière

Au  peuple philosophe issue de sagesse

Ou de son patrimoine il est fier

 

Par la lésion des notre j’ai tracé

Une ville de douleur qui se repose

Sur mes épaules lasse des tourments passés

Fatigué par cette inertie a haute dose

 

A l’aube les funérailles seront célébrées

A qui les condoléances seront adressées ?

Laissons q’une veuve nommée élégie

Et un orphelin nommé pays

Estrellajurkid

 

 

Nb : ce poème je l’ai écris suite aux événements de l’irak.

Par estrellajurkid - Publié dans : mes poémes
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /Mars /2006 22:43

Une lettre

 

J’ai brodé ta peau

Au fil de ma passion,

J’ai cru en ce mot

Au semblant de rébellion ,

J’ai accueilli ta flamme

Pour narguer l’illusion ;

Déjà , je fus classé affaire

Raconté d’une incomparable paire.

Je sortirais de la négligence,

En affrontant ta conscience.

Tu m’as quitté en traître

Avant l’acte qui devait naître ;

Dans ton cœur interdit

A tout esprit hardi.

Quelque part dans mon cœur,

Je maintiens cette lueur ,

J’y crois encore, je continue

De  te remettre mes sentiments nue.

Espérons le renouveau , à croire

Que notre passé ne fut qu’une face de gloire.

Je me suffis de ton ombre trépas,

Je souris à un souvenir de pas,

Je tiens a me rappeler ce rêve,

Pour que jamais je ne leur serve

Un cœur trop parfait

Pour toujours étouffé.

J’articule une moitié en sanglot

Et on me désigne gros lot

J’aurais voulu t’adresser ma lettre

A toi lamentable être

Mais le souvenir de mon infortune

Déplore ,que je ne fut pour toi

Qu’une situation opportune,

Que c’était ton propre choix ;

De laisser mon rouge qui saigne

Et ce poème que voici propose

Non pas un drame mais ton apothéose ;

Un visage ignoré : ta vrai enseigne


estellajurkid

 

 

Par estrellajurkid - Publié dans : mes poémes
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Mardi 7 mars 2006 2 07 /03 /Mars /2006 23:42

A ma mère

Quand  je suis arrivée

Elle était là tout prêt

Elle me tendait le bras

Sur moi, remontait le drap

Elle était toujours à mes cotés

Sans même le lui demander

Si j’avais faim elle me nourrissait

Si j’avais froid elle me réchauffait

Elle savait tout ce que je voulais

Et me le donner sans hésiter

Dans mes instants de bonheur

Elle me tendait son cœur

Comme pour me dire que toujours

Je serais, moi ;  son seule amour

C’est une mère unique et je l’aime

C’est pour elle que j’écris ce poème

C’est pour lui dire qu’un jour

Si jamais tu as besoin de moi

Ça sera a mon tour d’être là pour toi

nb : ce poéme je l'ai écris quand j'avais 6 - 7 ans à l'occasion d'un concours au primaire qui avait pour théme "la mère"; quand je le relis , je me dis que c'est si nul mais je le poste quand même à gage pour moi de faire un autre qui sera à la hauteur ;-)

Par estrellajurkid - Publié dans : mes poémes
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Lundi 6 mars 2006 1 06 /03 /Mars /2006 21:45

amour étouffé

 

Ton être est le seul dépositaire,

De mes tourments et craintes solitaires ;

Lorsque je t’explique mon amour,

Tu me promets qu’il verra le jour.

 

Mais nos vies s’éloignent à regret,

Et je ne peux retenir ces secrets

Toi mon amant d’autrefois

Toi que je ne nomme mon ROI

 

Pourquoi me laisses-tu avec cette espérance ?

Pourquoi me tiens tu à distance ?

Depuis le début de cette histoire

Je me vois vivre sans espoir

 

Je tâtonne dans le noir

Et tu me laisses choir

Pourtant je le ressens !

Ce corps contre moi frémissant

Ce cœur qui pleur, que t’ignore

Cette flamme en toi qui te dévore

Tu me charges de tant de soins

Dans cette idylle sans témoin

Par estrellajurkid - Publié dans : mes poémes
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Lundi 6 mars 2006 1 06 /03 /Mars /2006 21:42
 


fracas d'existence

Crucifié mon cœur ne peut aimer
Rongé par la douleur , ce calvaire !
Persécuter par ses songes, mon âme ère
Hanté par ses rêves tant martyriser
***
mon bourreau je condamnais chaque jours
sans pouvoir le nommer ou dessiner ses traits
est-ce un sadique fruit de mes cuistances innées?
ou absolu que la démence tâtait toujours
***
j’ai nommée un HEROS aux sillages ilotes
qui faisait toujours acte d’insignifiante présence
dans mon esprit tari d’errance
l’apothéose du décrit n’avait aucun doute
***
mais ni HEROS ni l’érudition
ne m’ont épargné cette vie noirâtre
je l’ai décrite , c’était trop d’oppression
J’escomptais l’occulte opiniâtre
***
qui suis-je ?tu viens de le savoir
quand est ce que le printemps s’est installé
comment je t’ai permis de t’assoire
es tu l’être que ce cœur hélait !?
***
la peur de l’étourderie m’emprisonne
usée de perte je suis aux abois
et la crainte de faire ton autre pas
me séduit, me tente me passionne !
***
serait ce la lueur sur mon chemin
l’étincelle qui illuminera mon destin
serais tu le petit prince de mes prières
qui brisera l’enclave d’hier ?!
***
une autre nuit comme celle là, même couleur !
ton amour s’est dévoilé avec pudeur
ma vie accueillait la nouvelle avec stupeur
tu m’esquissais les formes de ta labeur

***
j’aurais voulu m’éclipser de ta vie
m’enfuir comme je faisais toujours jadis
quand une flamme découverte, nourrit, jaillit
au fond d’un être misérable éblouit
***
seule ! je maîtrise mon existence
seule ! j’ai appris à dompter mes souffrances
seule ! je repousserai ces ombres menaçant
seule ! j’étoufferai cette défaillance

***
entre temps faut que tu saches
que ma plume que je croyais sèche
après 3ans de mutisme, d’hivers
retiens le ! c’est pas des faits divers
Par estrellajurkid - Publié dans : mes poémes
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